Les violences sexuelles

Les violences sexuelles prennent de nombreuses formes. Elles concernent essentiellement les femmes. Ces violences peuvent toucher n’importe qui à travers le monde.

Il est important de savoir que toutes les violences sexuelles sont condamnables en Belgique ! 

Et surtout, garde à l’esprit que tu n’es en rien responsable de la violence qu’un-e autre t’impose !

 

Le viol, l’abus sexuel, l’inceste

Le viol est défini dans le Code pénal comme suit : Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit et par quelque moyen que ce soit, commis sur une personne qui n'y consent pas, constitue le crime de viol. Il n'y a pas consentement notamment lorsque l'acte a été imposé par violence, contrainte ou ruse, ou a été rendu possible en raison d'une infirmité ou d'une déficience physique ou mentale de la victime (article 375).

L’attentat à la pudeur (plus souvent dénommé agression sexuelle) est défini dans le Code pénal comme suit : Toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace, surprise ou ruse.  Cela comprend tous les contacts physiques imposés par l’auteur sur la victime sans consentement : baisers, attouchements, caresses... 

L’inceste désigne une relation sexuelle qui a lieu entre des personnes de la même famille (parents/enfants, frères, sœurs). Cela peut se produire avec ou sans le consentement. On parle alors d’un abus sexuel incestueux. Il est souvent difficile pour les enfants, ados ou jeunes adultes qui ont été ou sont victimes d’en parler car il s’agit d’une personne en qui il avait lui-même confiance ou en qui ses parents ont confiance : un père, un oncle, un frère ou une sœur, un instituteur, etc. Les abuseurs créent une confusion dans l’esprit de la personne de sorte qu’elle ne parle pas : « Je le fais parce que je t’aime et que tu m’aimes » ; « Si tu le dis, j’irais en prison et je serais malheureux » ; « Personne ne te croira » ; « Je dirais que c’est toi qui le voulais » etc. etc. C’est ce qu’on appelle le chantage affectif. Dans beaucoup de cas, la victime pense alors qu’elle est à l’origine de la situation ou s’en persuade pour tenter de supporter le poids de ce terrible secret.

La pédophilie se définit comme un trouble mental chez l’adulte ayant une attirance sexuelle envers les enfants (définis par la loi comme tous les mineurs de moins de 18 ans). Toutes les personnes ayant une attirance sexuelle envers les enfants ne passent pas forcément à l’acte. Beaucoup d’entre-elles contrôlent leurs pulsions et se font aider. Il faut cependant rester vigilant car les conséquences en sont très graves. Identifier une personne pédophile n’est pas aussi simple que ça. Ce trouble touche généralement les hommes mais les femmes sont également concernées. Les auteurs font souvent part de leur affection pour les enfants et ont également parfois des comportements ou propos immatures et à caractère sexuel. Attention aux amalgames, un adulte gentil avec un enfant ou un adolescent, affectueux ou fusionnel avec lui, ne fait pas de lui un pédophile ! 
 

Les conséquences des violences

Il faut savoir que les viols et les autres types de violences sexuelles ont souvent lieu au sein même des couples et des familles, et non en dehors, par des inconnus. On appelle ça les viols conjugaux. En effet, le simple fait d’être en couple avec quelqu’un ou marié ne donne pas le droit d’avoir des relations sexuelles sans qu’il y ait consentement. Ce type de violences a parfois lieu sans même que la personne victime ne s’en rende compte. Combien ne se sont pas dit « Si je ne satisfais pas à sa demande, elle-il me quittera » et ont eu un rapport sexuel sous cette contrainte très subtile...  L'affectif joue donc un rôle très important mais si le partenaire insiste (exemple : chantage affectif), elle-il crée une situation de pression. Il est primordial de respecter ses limites. Il n'y a jamais d'obligation à consentir. Et céder, ce n'est pas consentir. Consentir c'est être d'accord d'avoir un rapport sexuel mais aussi manifester son envie et être en harmonie avec ses ressentis, dans le respect de soi

Les conséquences liées aux abus sexuels peuvent être très lourdes car au-delà de la souffrance physique, il y a une très grande souffrance psychique liée au traumatisme et au chantage affectif qu’effectue l’abuseur. Les conséquences majoritairement observées sont : le silence, l’agressivité, rupture de liens avec son groupe social (isolement), sentiment de honte et de culpabilité, dévalorisation de soi. Les spécialistes ont également pu observer chez les victimes une tendance à parler de sexualité de façon trop précoce.
!!! Il est important d’éviter les amalgames, certains de ces symptômes, s’ils se manifestent chez une personne, ne sont pas nécessairement liés à l’abus sexuel. D’autres éléments peuvent être à l’origine de ce type de comportements comme le décès d’un proche, des perturbations au sein de la cellule familiale, une séparation, etc.

Tu as été ou es victime de violence sexuelle ?  
Tu connais peut-être quelqu’un qui a été elle-même ou lui-même victime ? 

Tu trouveras de l’aide et des informations sur cette page : https://www.violencessexuelles.be/une-agression-sexuelle-est-un-d%C3%A9lit-0

Tu souhaites en discuter, juste être écouté ou aidé ? 

Il existe des Centres de Prise en charge des victimes de Violences Sexuelles (CPVS) en Belgique. Ces centres peuvent t’accueillir et t’écouter à n’importe quel moment 7J/7 et 24h/24 !  
Plus d’infos : https://www.violencessexuelles.be/centres-prise-charge-violences-sexuelles

 

FAQ  

L’exhibition sexuelle qu’est-ce que c’est ? Est-ce punissable ? 

L'exhibition est le fait de montrer quelque chose, dans ce cas-ci, de se montrer nu en public ou aux yeux de quelqu’un non-consentant. S’exhiber nu ou exhiber ses parties génitales est reconnu comme un délit et donc punissable par la loi. 

À qui parler ?

Dans tous les cas d’abus sexuels, il est important qu’un adulte ou proche puisse t’écouter et entendre ce que tu as vécu ou vis. Cette personne aura pour devoir de te soutenir mais aussi de t’aider dans ce que tu traverses. Si ce n’est pas le cas, que tu ne te sens pas écouté ou soutenu ou encore que la personne préfère étouffer le problème, n’hésite pas à en discuter avec des professionnels en composant le numéro 103 (la ligne gratuite écoute-enfants) ou un centre de prise en charge des violences sexuelles.

Tu n’es pas victime mais connais quelqu’un qui est dans cette situation ?

Parles-en rapidement à une personne, un adulte de confiance. Tu peux également contacter le Centre de Prise en charge des Violences Sexuelles (CPVS), des professionnels sont à ta disposition pour t’écouter et t’aider : https://www.stpierre-bru.be/fr/services-medicaux/gynecologie-obstetrique/320-rue-haute-1/centre-de-prise-en-charge-des-violences-sexuelles-1

 


Harcèlement et cyberharcèlement

https://www.facebook.com/nonauharcelementalecole/videos/1502013409880942/

Harcèlement 

La Convention d’Istanbul définit le harcèlement sexuel comme un « comportement non désiré, verbal, non verbal ou physique, à caractère sexuel, ayant pour objet ou pour effet de violer la dignité d’une personne, en particulier lorsque ce comportement crée un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ». Il s’agit de la pression qu’effectue l’agresseur sur la victime dans l’objectif d’obtenir des faveurs sexuelles. Le fait d’avoir des propos ou des comportements déplacés à caractère sexuel (exemple : avances répétitives, commentaires grossiers, regards insistants, contacts physiques inappropriés, etc.) est également assimilé au harcèlement sexuel. 

Le harcèlement est donc l'enchaînement de différents comportements nuisibles d’une ou plusieurs personnes sur une autre (devenant alors victime) entraînant des conséquences physiques (ex : fatigue, troubles du sommeil, de l'appétit, douleurs,...) et psychologiques (ex : stress, isolement, dépression, sentiment de honte, d'insécurité…). Le harcèlement peut prendre la forme d’insultes, propos racistes, moqueries, coups physiques, etc. Il peut avoir lieu à l’école mais également en dehors, dans la rue et au domicile : lettres menaçantes ou dégradantes, dégâts matériel, etc. Le harcèlement peut aussi avoir lieu au travail, à la salle de sport, dans la rue, etc…
 

Le cyberharcèlement ?

Le harcèlement peut avoir lieu sur la toile via des chats, sur les réseaux sociaux, via des applications comme Whatsapp, Snapchat, Instagram, etc. On l'appelle alors cyberharcèlement. Il s’agit parfois de textes : insultes, moqueries, menaces, commentaires hostiles... mais aussi de photos et vidéos envoyées de manière à intimider une personne ou à se moquer d’elle en envoyant également ces images aux autres. 

Le fait d’être harcelé sur la toile ajoute une couche supplémentaire au harcèlement qui se déroule à l’école, au travail, etc. La victime n’est pas en paix car elle peut être intimidée en permanence, où qu’elle se trouve. De plus, le harcèlement peut s’effectuer de manière anonyme, derrière un ou plusieurs faux-profils. 

Que faire si je suis victime ou si l’un.e des mes ami.es est victime ?

Surtout, garde à l’esprit que tu n’es en rien responsable de ce qui t’arrive ! Ne reste pas seul-e et parles-en le plus rapidement possible à un adulte de l’école ou avec tes parents. Ils seront à ton écoute et pourront t’aider.
Les conséquences peuvent être très lourdes et affecter profondément la victime (parfois allant jusqu’au suicide). Il faut savoir que d'après une étude en 2017, 1 jeune sur 3 serait victime du harcèlement et 246 millions d’enfants à l’échelle mondiale. C’est énorme.

Comment te protéger ? 

Évite les chats avec des inconnus. Si tu as une conversation avec une personne que tu ne connais pas reste vigilant-e et surtout ne donne jamais d’informations personnelles sur toi comme ton adresse, ton nom, ton numéro, ton email... Si la conversation tourne mal ou que tu te sens mal à l’aise, bloque-la tout de suite et supprime-la. Si cette personne arrive à te retrouver ou que tu ne peux pas la bloquer, signale là directement et parles-en à un adulte

Voici quelques ressources qui pourront t’aider : 

http://www.stopcyberhate.be/ados/

Le numéro de téléphone 103 : Ligne 103 « Écoute-Enfants ». Numéro gratuit et anonyme répondant aux enfants et adolescents éprouvant des difficultés. :

http://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=ecouteenfants

http://www.childfocus.be/fr/prevention/securite-en-ligne/adolescents

http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=3613

Tu as été ou es victime d’une agression sexuelle ou de harcèlement de la part de quelqu’un ? Tu connais peut-être quelqu’un qui a été elle ou lui-même victime ? Tu trouveras de l’aide et des informations sur cette page :
https://www.violencessexuelles.be/une-agression-sexuelle-est-un-d%C3%A9lit-0

 

Les mutilations génitales

Il s’agit de (source FCPF-FPS) :

  • La clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris et/ou du capuchon du clitoris
  • L’excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres (qui entourent l’orifice vaginal)
  • La circoncision : ablation totale ou partielle du prépuce.
  • L’infibulation : rétrécissement de l’orifice vaginal par la création d’une fermeture, réalisée en coupant et en repositionnant les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris
  • Autres : toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins pratiquées à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux

La plupart d’entre-elles sont liées à des rites culturels et ancestraux, d’autres à des punitions.

Dans de nombreux pays (dont la Belgique), ces mutilations sont une violation à de nombreux droits fondamentaux comme celui de la vie, la bonne santé, à ne pas être soumis à des traitements de tortures, etc. et ne sont pas autorisés et punissables en cas de pratique !

Plus d’infos ?

Tu es victime, connais quelqu’un ayant été sujet à ces traitements ou te poses des questions ? Tu peux trouver de l’aide ou un contact par ici : http://gams.be/agir/