LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

Tu peux commencer par regarder une vidéo explicative :

 


À l’heure actuelle, on ne parle plus de « maladies sexuellement transmissibles (MST) » mais d’ « infections sexuellement transmissibles (IST) » car on peut être infecté sans pour autant présenter des signes de maladie. Les IST sont provoquées par des bactéries, des virus ou encore des parasites. Il est fréquent qu’une personne soit infectée sans même s’en douter car elle n’a pas toujours de symptôme. 
 

Quels sont les modes de transmission ?

Toutes les pratiques sexuelles qui impliquent les parties génitales, que ce soit des baisers, des frottements, des caresses ou la pénétration, sont des vecteurs de transmission des IST.

Néanmoins, le risque d’être infecté est plus ou moins important selon le type de pratique et selon le type d'infection.

Pour plus d'informations sur le degré de risque en fonction du type d'infections, voir : https://depistage.be/prise-de-risque/

Bon à savoir : Outre la transmission par voie sexuelle, le contact avec le sang peut considérer un risque pour certaines IST.
 

Comment les éviter ?

Les modes de transmission et l’échelle de risque :

Source : https://preventionsida.org/2015/06/les-ist/


De préférence et selon tes préférences : 

  • Évite le contact entre les muqueuses et le sang : assure-toi, tout comme ta/ton partenaire, que tu n’as pas de plaies dans ou sur la bouche, au niveau du pénis/du vagin, de l’anus.
  • Utilise un préservatif flottant (dit féminin) ou moulant (dit masculin) pour les pénétrations vaginales et anales. La fiabilité des préservatifs est estimée entre 95 et 97% lorsqu’ils sont utilisés correctement. Lis attentivement le mode d’emploi et entraîne-toi !
  • Utilise un « mouchoir à plaisir » (appelé aussi carré de latex ou digue dentaire) pour les cunnilingus et anulingus. Tu peux en fabriquer un toi-même en découpant la base d’un préservatif moulant et en le découpant également sur sa longueur. Il se pose sur le sexe (féminin) ou l’anus de ton/ta partenaire, attention à ne pas trop l’étirer afin de garder tout le plaisir ! 
  • Si tu utilises un godemichet seul-e et/ou avec ton ou ta partenaire, il est préférable de le recouvrir avec un préservatif que tu remplaceras à chaque fois que tu changeras de partenaire ou d’orifice. Si tu n’as pas de préservatif sous la main ou ne souhaites pas en poser dessus, n’oublie pas de le désinfecter avant et après chaque utilisation. C’est-à-dire à chaque fois que tu changeras de partenaires et/ d’orifice.
  • Dépistage régulier pour traiter rapidement et donc éviter de nouvelles transmissions.
  • Pour le VIH, il existe deux traitements préventifs : soit sous forme de médicament à prendre, soit avant soit après une exposition au risque d'être infecté : la PrEP et le TPE. Voir : https://preventionsida.org/sida-lessentiel/traitement-et-prevention/
  • Il faut savoir que lorsqu'une personne séropositive suit un traitement efficace, sa charge virale (c'est-à-dire la quantité de VIH dans le sang) devient indétectable lors de la prise de sang. A ce moment, le virus n'est plus transmis par voie sexuelle quelles que soient les pratiques (rapports vaginaux, anaux, oraux). elle n'est pas guérie pour autant. Elle reste séropositive et donc porteuse du VIH, mais le virus est en trop faible quantité pour pouvoir être transmis : il est "intransmissible". Pour plus d'infos : Plateforme Prévention SIDA. Voir : http://preventionsida.org/sida-lessentiel/quest-ce-que-la-charge-virale/

Focus sur les capotes !

Les préservatifs moulants sont disponibles gratuitement dans les Centres de planning familial. Un bon préservatif, c’est un préservatif :

  • emballé dans un carton car les frottements l’emballage en aluminium (dans le sac, les poches, le portefeuille etc.) suffisent à fragiliser le latex ;
  • dont la date de péremption n’est pas dépassée ;
  • marqué de la mention CE qui indique  que le produit répond aux normes de qualité fixées par les autorités de santé européennes


Un coup de pouce pour la pose ou une petite mise à jour ? 

Le préservatif externe (moulant), c’est par ici : 


Le préservatif interne (flottant), c’est par ici : 


Les symptômes et signaux d’alerte

Voir la brochure “Les IST” de la Plateforme Prévention SIDA : 

Certaines IST sont asymptomatiques, cela signe qu’elles ne donnent aucun signal d’alerte permettant de les remarquer. Par ailleurs, les symptômes suivants doivent te conduire à prendre un rendez-vous médical :

  • Écoulement anormal par le vagin, le pénis ou l’anus, parfois douloureux (sensation de brûlure). 
  • Brûlures, démangeaisons, boutons ou verrues au niveau des organes sexuels ou de l’anus. 
  • Chancre (petite plaie indolore) sur la peau et les muqueuses (vagin, pénis, gland, testicules, anus, bouche). 
  • Sensation de brûlure en urinant. 
  • Rougeurs des muqueuses (organes génitaux, anus, gorge) 
  • Douleurs pendant ou après les rapports sexuels. 
  • Douleurs au vagin, au méat urinaire (orifice à l’extrémité du gland) et/ou au bas ventre, ganglions gonflés, fièvre. 

Plus d’infos sur http://www.preventionist.org

 

Dépistage et traitement

Un dépistage est un examen médical qui permet de vérifier la présence ou l’absence de toute IST chez une personne. 

La plupart des IST peuvent être guéries si elles ont été prises en charge à temps. Par contre, les IST de souche virale (comme le VIH, les hépatites, le HPV ou l’herpès) peuvent être traitées mais ne sont jamais véritablement guéries.  

Plus le dépistage est précoce, c’est-à-dire fait le plus rapidement possible après une infection, plus la prise en charge médicale sera efficace et te permettra d’accéder à un traitement efficace.

Les tests de dépistages varient selon les IST à détecter : 

  • La prise de sang pour le VIH/SIDA, l’hépatite B, l’hépatite C et la Syphilis
  • Le prélèvement urinaire pour la Chlamydia et la gonorrhée
  • Le frottis cervical pour les femmes et le prélèvement urétral (chez les hommes) pour l’herpès génital, le HPV, la Chlamydia, la Gonorrhée, la Trichomonas. 

La fréquence à laquelle effectuer un dépistage dépend des IST et de ta vie sexuelle

Tu peux réaliser un dépistage des IST dans  un Centre de planning familial *rediriger vers page CPF ou dans des centres de dépistage : http://www.les-bons-reflexes.org/où-se-dépister

 

Les IST les plus courantes 

Source : Plateforme-prévention SIDA

La Chlamydia 

La Chlamydia est l’IST la plus fréquente en Belgique. Elle touche actuellement surtout les jeunes femmes de 15 à 29 ans. 
 

Une initiative de la Plateforme Prévention SIDA


La Gonorrhée 

La Gonorrhée touche plus souvent les hommes âgés entre 20 et 39 ans. 

Une initiative de la Plateforme Prévention SIDA

 

La Syphilis 

La Syphilis touche surtout les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. 

Une initiative de la Plateforme Prévention SIDA

 

Le Papillomavirus (HPV) 

Le papillomavirus (HPV) est très répandu dans la population, plus de 80% de la population sexuellement active sera en contact avec ce virus au cours de sa vie. 

Une initiative de la Plateforme Prévention SIDA

 

Les Hépatites A, B et C 

Les hépatites sont des attaques du foie. Un traitement existe pour l’hépatite C et surtout il y a un vaccin pour les hépatites A et la B.

Une initiative de la Plateforme Prévention SIDA 

 

Le VIH/SIDA

Le VIH est le virus de l’immunodéficience humaine. Il affaiblit le système immunitaire le rendant ainsi vulnérable à des infections plus graves. Il peut être traité grâce aux anti-rétroviraux et si la charge virale de la personne séropositive devient indétectable, le virus n’est plus transmis par voie sexuelle. 

Une initiative de la Plateforme Prévention SIDA

Le Trichomonas 

Le Trichomonas est une infection bactérienne qui touche surtout les femmes. Elle se manifeste par un changement de la texture et une odeur des pertes vaginales, des démangeaisons, une sensation de brûlure, une douleur en urinant.  Le Trichomonas peut être traité par de simples antibiotiques. 
https://depistage.be/ist/trichomonas/

 

L’herpès génital 

L’herpès génital est très contagieux et apparaît et disparaît alors par poussées. Il se soigne mais on ne peut jamais en guérir totalement. 

Une initiative de Sida'Sos:  https://depistage.be/ist/herpes-genital/
 

QUELQUES INFECTIONS DERMATOLOGIQUES

Les morpions

Les morpions un parasite qui se présente sur le pubis. Tout comme les poux, ils occasionnent des irritations de la peau et des plaies qui pourraient s’infecter si elles ne sont pas soignées à temps. On s’en débarrasse après divers shampoings et lavages de textiles. 
Sida'Sos : https://depistage.be/ist/mycose-morpions-gale/#1502715353325-dde8d37c-d9e95343-fa95


La mycose vaginale et la balanite du gland

Les mycoses vaginales chez les femmes sont souvent provoquées par une hygiène excessive ou à l’inverse insuffisante de la vulve, en réaction à la prise d’antibiotiques ou encore suite à des rapports sexuels. Les mycoses peuvent également toucher les hommes et provoquer une inflammation du gland, nommée balanite. 
Sida'Sos : https://depistage.be/ist/mycose-morpions-gale/#1502715632241-4a048715-64e75343-fa95


La gale 

La gale est un parasite invisible à l’œil nu qui se loge sous la peau afin de s’y nourrir et y pondre ses œufs. La gale provoque le besoin de se gratter. Elle  se traite facilement par des antibiotiques mais reste cependant très transmissible. 
Sida'Sos : https://depistage.be/ist/mycose-morpions-gale/#1502715632241-4a048715-64e75343-fa95

Plus d'informations sur les symptômes, conséquences et traitements via Sida’Sos ou la Plateforme Prévention Sida.