L'interruption volontaire de grossesse


Que dit la loi? Quelles démarches entreprendre pour interrompre votre grossesse ? Comment cela va-t-il se passer ? - L'accueil
- L'intervention
- Le suivi
Renseignements pratiques Pour en savoir plus



Que dit la loi?

L’avortement ou interruption volontaire de grossesse (IVG) est autorisé par la loi en Belgique depuis le 3 avril 1990. Toute femme enceinte, que son état place en situation de détresse, a le droit de demander une interruption de grossesse, quelque soit son age.

L’avortement doit se dérouler dans un établissement de soins : centre hospitalier ou extrahospitalier, c’est-à-dire un centre de planning familial pratiquant des avortements.

Il doit intervenir avant la fin de la 12ème semaine à partir de la conception, soit 14 semaines après le début des dernières règles dans la plupart des cas.

En Belgique, rien n’impose aux mineures (moins de 18 ans) de demander l’autorisation de leurs parents.


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Quelles démarches entreprendre pour interrompre sa grossesse ?


Si tu es enceinte et hésites à poursuivre ta grossesse, ne tarde pas à prendre rendez-vous : chez le médecin de ton choix, dans un centre hospitalier ou dans un centre de planning familial agréé.

Sache par ailleurs qu’un médecin n’est pas obligé de pratiquer des avortements s’il estime que c’est contraire à ses convictions. Dans ce cas, il doit te le dire clairement, dès la première visite, pour te permettre de consulter rapidement un autre médecin. Néanmoins, tout médecin doit pouvoir répondre à tes questions et t'indiquer les adresses des centres hospitaliers et extrahospitaliers près de chez toi.


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Tu choisis un centre de planning familial pour pratiquer une interruption de grossesse, comment cela va-t-il se passer ?


L’accueil
Tu seras d’abord reçue par un.e accueillant.e (assistant.e social.e, psychologue,…). Le but de cet entretien est de te permettre, si tu en éprouvez le besoin, de t'exprimer librement, en confiance, auprès d’une personne attentive qui t'aidera à y voir plus clair. Elle pourra également te donner les informations juridiques et sociales nécessaires. Si ta décision n’est pas mûre, tu pourras revoir l’accueillant.e une deuxième fois pour en reparler.
Tu verras ensuite le médecin. Il effectuera un examen gynécologique et d’éventuels examens complémentaires. Il s’assurera de l’absence de contre-indications et pourra aussi te donner des explications sur les méthodes possibles (chirurgicale ou médicamenteuse) et sur l’intervention (déroulement, risques éventuels, douleurs…).

L’intervention
Une semaine minimum se sera écoulée depuis ta première visite au centre (c'est la loi qui impose ces 6 jours comme délai légal de réflexion). Tu retrouvera la même équipe : le médecin et l’accueillant.e qui restera près de toi pendant l’intervention.
Tu pourras également être accompagnée par une personne de ton choix. Après avoir confirmé ta décision, l’intervention pourra débuter.

Différentes techniques peuvent être utilisées pour interrompre une grossesse. La plupart des centres extrahospitaliers proposent deux méthodes : la méthode médicamenteuse par absorption de mifépristone et de prostaglandine (jusqu’à 7 semaines de grossesse) et la méthode par aspiration (jusqu’à 12 semaines de grossesse).


La méthode médicamenteuse :

Tu prendras trois comprimés de mifépristone (une hormone de synthèse). Cela interrompt la grossesse. Deux jours plus tard, tu reviendras prendre deux comprimés de prostaglandine. Tu resteras quelques heures au centre, durant lesquelles se produira la fausse couche provoquée sous la surveillance du médecin.

La méthode par aspiration :

Le médecin procèdera à une anesthésie locale du col de l’utérus ; anesthésie qui diminue fortement la sensation de douleur ; dans certains cas l’intervention est totalement indolore. La dilatation du col de l’utérus permettra l’introduction d’une sonde et l’aspiration du contenu de l’utérus. L’intervention durera plus ou moins vingt minutes (anesthésie comprise) mais tu pourras rester plus longtemps au centre. Par précaution, et le temps que diminuent les effets de l’anesthésie, on t'invitera à te reposer. L’anesthésie locale a ceci de confortable, qu’elle te permet de reprendre rapidement tes activités.


Quelle que soit la méthode utilisée, une liste de recommandations pour la semaine à venir te sera remise et une contraception efficace te sera proposée avant que tu ne quittes le centre.
Il te sera prescrit d'éviter les rapports sexuel, les bains et la piscine dans les semaines qui suivent l'intervention pour éviter toute forme d'infection.

Le suivi
Tu seras invitée à revenir une ou deux fois au centre dans les deux semaines qui suivent l’intervention. Ces visites de suivi sont importantes : tu seras , dans la mesure du possible, reçue par la même équipe qui s’assurera que tout se passe bien pour toi, tant d’un point de vue médical que psychologique.


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Renseignements pratiques


Le coût d'un avortement est évalué à 400€. Heureusement, en pratique, si tu es en ordre de mutuelle, cette dernière prendra presque tout en charge. On ne te demandera qu'une participation pour les consultations (en général 1,60€ x 2) ainsi que pour les médicaments employés (de 0€ à 65€ car ils ne sont pas toujours remboursés).

Pour les personnes sans mutuelle (en général pour les étrangers non-européens), le prix total de l'intervention est à leur charge, mais une aide peut être demandée à différents services sociaux. Dans le cas où l'intervention se passe dans un centre (et non pas à l'hôpital), le montant est plafonné à 200 €.

Si tu as des questions ou si tu souhaites plus d’informations, n'hésite pas à contacter directement le centre de planning le plus proche de chez toi ou de ton école.

Pour connaitre la liste des centres qui pratiquent l'IVG, coche ce critère dans la recherche spécifique sur Love Attitude ou consulte la liste tenue à jour par le Gacehpa, association de défense du droit à l'avortement en Belgique.


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En savoir plus

Brochures téléchargeables et commandables gratuitement:

L'interruption volontaire de grossesse, une brochure de la FCPF-FPS L'interruption de grossesse en centre extrahospitalier, une brochure de la FLCPF

Sites web:

Le GACEHPA (Groupe d’Action des Centres Extra-Hospitaliers Pratiquant des Avortements)




Adapté d'une édition originale du CEDIF, le Centre de Documentation et d’Information de la FLCPF (3ème édition, février 2006) • Rédaction et mise à jour : Claudine CUEPPENS • Comité de lecture : Alain CHERBONNIER (Question Santé), Bérangère DE KETELE (SIPS), Pierre HONNAY (CEDIF), Dr Pierre MOONENS (Collectif Contraception de Charleroi), Dr Dominique ROYNET (Planning de Rochefort), l’équipe du Groupe Santé Josaphat.